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“C'est l'eau du désert qui est la meilleure, parce qu'on la trouve sous l'aridité des sables.”
by Roger Lemelin

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De l’eau, au delà des espérances…

photo-iniondations

Des violentes pluies se sont abattues en Afrique de l’Ouest. Au Sénégal, 264 00 personnes ont été touchées, surtout dans la région de Dakar. Au Niger, 67 000 sinistrés. A Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, les pluies de la seule journée du 1er septembre ont détruit 24 000 habitations. A l’échelle du pays, 150 000 personnes sont aujourd’hui sans abri. Selon les médias locaux, de telles pluies n’étaient pas survenues depuis 90 ans à Ouagadougou.

 

Les inondations ont donc surtout touché la zone de la capitale burkinabé, au Burkina Faso. Les zones concernées par le programme Eau & Assainissement n’ont pas subi de dégâts majeurs. La catastrophe est “une manifestation concrète des changements climatiques”, juge le représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) à Dakar, Bouri Sanhouidi. L’organisation des villes (canaux d’évacuation des eaux, collecte des déchets…), les habitations fragiles et la surpopulation sont autant de facteurs aggravants et qui expliquent l’ampleur des dégâts causés par de telles pluies sur des villes sahéliennes.

 

Chaque année, les Sahéliens attendent, espèrent l’arrivée des pluies avec impatience, après la saison sèche en juin ou juillet. Lorsqu’elles arrivent, en trop grande quantité, elles tombent sur une terre durcie et craquelée par des mois de soleil de plomb. Elles ne peuvent plus s’infiltrer. L’eau ruisselle, devient torrentielle et emporte tout sur son passage : les habitations, les cultures, les routes, les ponts… La population, déjà durement touchée par la pauvreté, doit tout reconstruire.

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